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Les origines
Algérie
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Des ossements découverts sur le territoire algérien
témoignent d’une présence humaine remontant à plus de 500 000 ans.
Des civilisations ibéromaurusiennes (10 000 ans av. J.-C.)
et capsiennes (5 000 ans av. J.-C.) se développèrent
respectivement dans le Nord (région de Constantine) et dans
l’Est et le Sahara. On ne connaît pas l’origine exacte des
Berbères, mais ils sont sans doute les descendants de ces
premiers habitants et des hommes que décrivent les gravures
rupestres sahariennes du Tassili des Ajjer (3 000 ans
av. J.-C.). Chasseurs puis pasteurs et cultivateurs, les Berbères
s’organisèrent en tribus et en confédérations, que les Grecs
distinguaient sous les noms de libyques, numides et maures.
Les Berbères Pharaons
L’histoire
"moderne" des Berbères remonte à 10 000 ans avant Jésus
Christ. Ce n’est pourtant qu’au temps de l’Egypte ancienne
que sera fixé l’an zéro du calendrier berbère. Il correspond
à la date où le roi Chacnaq 1er (Sheshonq) fût intrônisé
pharaon d’Egypte. Ce roi berbère avait réussit à unifier
l’Egypte pour ensuite envahir la Palestine. On dit de lui
qu’il s’empara des trésors du temple de Salomon à Jérusalem.
Cette date est mentionnée dans la Bible et constitue par là-même,
la première date de l’histoire berbère sur un support écrit.
L’histoire
de Chacnaq 1er
Les
travaux des paléontologues et historiens démontrent sans équivoque
que les Berbères étaient présents en Egypte depuis sa
constitution. Nous retrouverons ensuite des inscriptions lybiques
sur la pierre de rosette. Des tifinaghs récents qui remontent au
moins au Ve siècle avant notre ère, date du mausolée
d’Abelessa. Les Imazighen (mot qui veut dire berbères)
Mashaouash, Libous orientaux de Cyrénaïque étaient en contact
direct avec l’Egypte ancienne. En 1200 avant J.C. la
civilisation libyque avait même boulerversé l’équilibre de la
Méditerranée orientale en envahissant l’Egypte. C’est à
cette époque que les Berbères inventèrent une roue inconnue
jusqu’alors et apprennaient aux Grecs à atteler quatre chevaux.
A
la fin de la XXIème dynastie égyptienne, Sheshonk (Chachnaq
1er), grand chef militaire des Mashaouash, obtint du Pharaon
Siamon, dont l’armée était en grande partie composée
d’Imazighen (berbères), l’autorisation d’organiser un culte
funeraire pour son pére Namart, un privilège exceptionnel.
A
la mort de Psossenes II en 950 av. JC qui avait succédé à
Siamon, Sheshonk s’attribua la dignité royale et fonda la XXIIème
Dynastie qu’il ligitima en mariant son fils, Osorkon, la fille
de Psoussens II, la princesse Makare et installa un autre de ses
fils comme grand pretre d’Amon Thbes.
Sheshonk
établit sa capital Boubastis, installa les hommes de sa tribue
dans des terres du delta du Nil et leur constitua des fiefs.
Une
nouvelle féodalité prit pied en Egypte. L’an zéro amazigh se
refère donc à cette date historique de 950 av. JC ou Sheshonk
fut monté sur le trône et fonda la XXIIème Dynastie.
Le
jour de l’an le 12 yennayer : tibura u seggwas
Les
Imazighen fêtent aussi la nouvelle année le 12 janvier, ce qui
correspond donc au 1er jour du mois Yennayer, aussi le premier
jour du calendrier julien. Notre calendrier actuel est le
calendrier grégorien.
De
Carthage à Rome
Aux alentours de
814 av. J.-C., les Phéniciens, navigateurs venus de
l’Est méditerranéen, fondèrent la ville de Carthage, dans
l’actuelle Tunisie. Son rayonnement commercial ne fut effectif
qu’après la décadence de Tyr (550 av. J.-C.), leur
principale cité. Les Carthaginois établirent des comptoirs sur
la côte algérienne (Annaba, Skikda, Alger, etc.). Ils exerçaient
une domination économique et politique sur les populations
libyco-berbères.
En revanche, les
chefs numides savaient mieux jouer des rivalités que la cité développait
avec Rome. Ainsi, durant les guerres puniques (IIIe-IIe siècles
av. J.-C.), Masinissa, un chef numide allié à Rome,
s’empara de Cirta (Constantine). Cette capitale des rois berbères
de Masaesyles, dont le territoire s’étendait jusqu’au Maroc
oriental, devint alors celle de la Numidie. Après un long règne
(203-148 av. J.-C.), Masinissa mourut, laissant le
royaume en partage à ses fils, qui composèrent avec les Romains.
Mais le petit-fils de Masinissa, Jugurtha, refusa la mainmise
romaine; instigateur d’une insurrection en 111 av. J.-C.,
il devait être soumis par Rome en 105 av. J.-C.
Sous l’autorité
romaine, la Numidie devint avec l’Égypte le "grenier de
Rome", fournissant blé et huile d’olive. La Mauritanie,
annexée à l’Empire romain en 40 apr. J.-C., fut
divisée en deux provinces impériales (Mauritanie Tingitane et
Mauritanie Césarienne), tandis que l’est de l’Algérie était
rattaché à la province proconsulaire d’Afrique. Pour protéger
la région des raids des tribus nomades, un réseau de voies
militaires fut construit, reliant entre elles des villes de
garnison, environ cinq cents cités de 5 000 à 10 000 habitants,
qui furent dotées de tous les attributs des villes romaines
(Timgad, Lambèse).
Au IVe siècle
apr. J.-C., alors que les légions romaines appelées à défendre
l’Empire en déclin, se retirèrent de Numidie, la région fut,
pour un temps, déclarée indépendante, sous la pression du
mouvement donatiste. La population berbère latinisée, tôt
convertie à la foi chrétienne, s’était en effet massivement
ralliée à cette secte chrétienne, persécutée par les autorités
romaines, après que le christianisme fut devenu religion
officielle de l’Empire (313), tandis que les tribus berbères
des montagnes, non latinisées, continuaient à résister. Dans un
contexte d’anarchie, les Vandales, peuple germanique, envahirent
l’Afrique du Nord et y établirent un royaume en 429. Leur
domination, limitée à la bande côtière, resta cependant
fragile, et des principautés berbères indépendantes purent se
reconstituer durant cette période.
En 533, les
Vandales furent chassés par les armées de l’empereur byzantin,
Justinien Ier, dont le rêve était de faire renaître la
splendeur de l’Empire romain. La conquête byzantine, pourtant,
se limita seulement à l’est du pays.
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::::: Carte du
pays 
Les dynasties
musulmanes du Moyen-âge
Le rêve de
Justinien Ier s’effondra lorsque, en 647, les Arabes, porteurs
d’une nouvelle religion, l’islam, se lancèrent à la conquête de
l’Afrique du Nord. À l’est, dans les Aurès, ils durent s’opposer
à la résistance de deux chefs berbères, Kusayla et la Kahina, une prophétesse.
Mais, dès le début du VIIIe siècle, les Berbères se soumirent et
se convertirent massivement à l’islam. Des chefs de guerre, tel Musa
ibn Nusayr, s’illustrèrent même dans les troupes qui combattaient pour
l’expansion de l’islam. Dès le début du VIIIe siècle, l’Algérie,
comme l’ensemble du Maghreb, était devenue une province placée sous
l’autorité des Omeyades. Les Arabes y constituaient une élite urbaine.
Après 740, tandis que se
multipliaient les querelles de succession pour le califat, les Berbères
se dressèrent contre l’autorité califale et, comme beaucoup de ceux
qui, dans la communauté musulmane, luttaient contre la domination arabe,
ils rallièrent les kharijites, dissidents fondamentalistes et démocrates
de l’islam. Une communauté kharijite subsiste d’ailleurs
aujourd’hui dans le Mzab (ibadites). Les Berbères kharijites fondèrent
plusieurs petits royaumes. L’un des plus importants, celui des Rostémides,
créé en 777 à Tahert (Tiaret), fut balayé en 911 par la dynastie arabe
chiite des Fatimides, soutenue par les Kabyles, une confédération berbère
de l’Est. Dès le XIe siècle, l’arabe devint la langue
majoritaire dans les plaines et les steppes. Seuls les Berbères des
montagnes résistaient durablement. Deux dynasties berbères devaient
cependant régner sur toute la région entre le XIe et le XIIIe siècle :
les Almoravides et les Almohades. Venues du Sud marocain, elles étendirent
leur influence du Nord-Ouest africain au sud de l’Espagne. Tlemcen, la
capitale des Almohades, devint un centre artisanal réputé. On y
construisit de belles mosquées et de nombreuses écoles coraniques. Les
ports maritimes (Béjaïa, Annaba et Alger, en pleine expansion) développèrent
un commerce actif, apportant en Europe les fameux chevaux barbes, de la
cire, un cuir de qualité et des tissus.
L'Autorité
Ottomane
L’anéantissement
des Almohades, en 1269, déclencha une rude bataille commerciale entre chrétiens
et musulmans pour le contrôle des ports de la Méditerranée. La région
fut partagée entre trois dynasties berbères : les Mérinides à Fès,
les Abdelwadides à Tlemcen et les Hafsides à Tunis. Dès la fin du XVe siècle,
après la reconquête chrétienne (la Reconquista) de la totalité de
l’Andalousie, l’Espagne occupa plusieurs ports de la côte algérienne
(Mers el-Kébir, Oran, Béjaïa). Les Abdelwadides acceptèrent le
protectorat espagnol, mais les autorités religieuses des villes
portuaires, soutenues par la population, engagèrent des corsaires, qui
capturaient les navires marchands et retenaient l’équipage et la
cargaison en échange d’une rançon. En 1518, Alger et plusieurs autres
ports furent assiégés par les Espagnols; les Turcs ottomans furent appelés
à la rescousse.
Les
Barberousse, deux frères corsaires, d’origine grecque ou sicilienne — selon
les sources — et convertis à l’islam, obtinrent du sultan
Soliman le Magnifique d’être envoyés en Afrique du Nord avec une
flotte. Ils chassèrent les Espagnols de la plupart de leurs nouvelles
possessions, résistèrent au siège de Charles Quint devant Alger (1541).
Les Abdelwadides furent déposés en 1554, et Khayr al-Din, le plus jeune
des Barberousse, fut nommé beylerbey, c’est-à-dire représentant du
sultan en Algérie. Proconsuls militaires d’Afrique, ces "rois
d’Alger" exercèrent leur autorité non seulement sur la zone
littorale, mais sur les pachas de Tunisie et de Tripolitaine. En raison de
son éloignement de Constantinople, la régence d’Alger fut gouvernée
comme une province autonome.
Conséquence
indirecte de la Reconquista espagnole, l’établissement des Ottomans en
Algérie déboucha sur la mise en place d’une monarchie élective et des
formes de gouvernement qui marquèrent profondément l’Algérie :
au XVIIe siècle, Alger choisissait son dey qui recevait ensuite
l’investiture de Constantinople. L’ordre était en principe assuré
par deux forces militaires rivales, l’odjaq, la milice des janissaires,
et la taïfa des raïs, la corporation des corsaires. Mais l’arrière-pays,
le Sud, le Constantinois, la Kabylie, échappait au pouvoir de la régence
d’Alger, qui fut essentiellement une "colonie
d’exploitation". Le pouvoir ottoman eut recours à la formation de
smalas (colonies militaires) et aux maghzens, des tribus privilégiées
qui faisaient rentrer l’impôt.
Le
Protectorat Français
En
1827, Charles X ordonna un blocus naval et une expédition militaire après
que le consul de France eut été humilié par le Dey d'Alger. (qui lança
son éventail au visage du consul dans un élan de colère: la France ne
pouvant pas honorer ses dettes d'alors...)
En 1831, les troupes françaises s'emparèrent d'Alger et occupèrent une
partie du pays. La conquête française ne devait s'achever qu'en 1857
avec la soumission des oasis du Sud et de la Kabylie (berberes).
Moins
d'un siecle plus tard, le
nationalisme algérien se développa après la Première Guerre Mondiale
suite à l'opposition systématique française à toute politique
d'assimilation.
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En
1945, les habitants de Sétif et de Guelma se révoltèrent. La
répression sanglante des émeutes de Sétif, qui fit plusieurs
milliers de morts, entraîna la radicalisation des nationalistes
algériens.
En 1954, des militants du MTLD créèrent un Comité Révolutionnaire
d'Unité et d'Action (CRUA) qui, plus tard, devint le Front de
Libération Nationale (FLN). Ils furent les instigateurs de la révolution
qui éclata le 1er novembre 1954. Deux ans plus tard, la guérilla
contrôlait une partie des campagnes. Les Français eurent
recours à des méthodes de plus en plus coercitives. En France,
le prolongement de la guerre d'Algérie contribua à la faillite
de la IVe République et au retour au pouvoir du général de
Gaulle.
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En
septembre 1959, devant la gravité de la situation, de Gaulle se prononça
en faveur du droit des Algériens à l'autodétermination.
Le 18 mars 1962, un accord de cessez-le-feu fut signé à Evian entre les
autorités françaises et les représentants du FLN.
Les accords d'Evian prévoyaient la tenue d'un référendum. En juillet,
les Algériens votèrent à une écrasante majorité pour l'indépendance.
L'Algérie depuis 35 ans
L'indépendance
de l'Algérie redonna à son peuple sa dignité perdue et une multitude
d'avantages qui s'évanouirent fort vite avec l'émergence d'un courant
ultra-nationaliste biaisé par des courants arabo-nationalistes qui
remodelèrent l'identité nationale en y incorporant des idéaux
étrangers à sa culture et à son histoire. Une "crise
d'identité" qui destabilisa la population suite à une arabisation
à outrance douloureusement forcée et alliénante. Celle-ci sonna le glas
au rayonnement culturel, à l'ouverture intelectuelle et à la tolérance
d'un peuple plus d'une fois millénaire.
En 1988 le fanatisme religieux était né, sous le regard
bienveillant du pouvoir politique en place. Plus de 100 000 morts
innocentes en furent la conséquence.
Il
y'a à peine 10 ans l'Algérie suivait le même chemin que la Russie
Post-Soviétique: Capitalisme sauvage, Corruption, clientélisme,
bureaucratie illogique et recherche d'une identité perdue
"volontairement"
L'Algérie
aujourd'hui
Il
y'a de l'espoir...
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L’Algérie
est un pays situé au Nord Ouest du continent africain et au
centre du Maghreb, ouvert sur la Méditerranée (1 200 km de côtes),
bordé à l'Est par la Tunisie (965 km) et à l'Ouest par le Maroc
(1 559 km). L'Algérie possède également des frontières
communes avec la Libye (982 km) et le Niger (956 km) au Sud-Est,
avec le Mali (1 376 km) au sud ainsi qu'avec le Sahara-Occidental
et la Mauritanie (463 km) au Sud-Ouest.
Pays au relief contrasté et d'une vaste superficie, l'Algérie
offre une grande diversité de climats qui varient, avec l'éloignement
de la mer, de plus en plus chauds et secs. La pluviométrie
augmente d'Ouest en Est et s’y concentre entre septembre et mai.
La zone littorale
au nord jouit d'un climat méditerranéen avec des hivers doux et
une longue période estivale chaude, tempérée par des brises de
mer. L'intérieur du pays bénéficie d'un climat continental
alors que dans le sud, le climat est désertique, avec de grandes
variations diurnes, une extrême sécheresse et parfois des pluies
torrentielles. Les températures de la zone côtière oscillent
entre 5 et 15°C en hiver et 25 à 35°C en été alors que dans
le Sud la température peut atteindre 50°C.
Sa capitale est Alger. Deuxième plus grand pays d'Afrique et dixième
du monde par sa superficie, 2 381 741 km2, dont 85 % sont constitués
par le Sahara.
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